19 juin 2007
Documentaire : Un repas végé.
Je viens d'avoir de la visite! Enfin, ils sont partis depuis environ une heure, mais j'ai eu la chance d'accueillir, chez moi, Sonia et Stéphane, deux des réalisateurs du documentaire québécois Un repas végé.
J'ai rencontré Stéphane via le RéseauVG, initiative dont je vous ai déjà parlée, j'en suis certaine, voilà quelque temps. J'ai par la suite appris qu'il avait produit, avec deux ami-e-s à lui, un documentaire sur le végétarisme, comprenant notamment des entrevues avec des personnalités québécoises, un survol d'initiatives québécoises (et canadiennes), une drôle de chanson, etc. Je vous invite à voir la bande-annonce du documentaire, question d'en savoir davantage. Il est même possible de le commander, pour la modique somme de 10$ (13$ avec les frais de port et manutention)!
À mon avis? C'est un documentaire rafraichissant: contrairement à plusieurs documentaires sur le sujet qui présentent un discours culpabilisant pour les omnivores, des images-chocs ou, encore, qui font preuve de démagogie et de sensationnalisme pour convaincre (Meet Your Meat étant l'exemple parfait), Un repas végé ne prend pas ses auditrices et ses auditeurs pour des idiot-e-s, ils présentent une vue positive du végétarisme plutôt qu'une vue négative de l'omnivorisme. On y parle de droits des animaux, mais aussi d'environnement, de santé, d'économies... une vision qui dépasse, donc, le discours souvent employé par des lobbies pro-végétarisme.
Les gens présents (environ une vingtaine) au Dépanneur Sylvestre (où a eu lieu la diffusion du documentaire, hier soir) ont semblé, dans l'ensemble, apprécier le documentaire: certain-e-s ont avoué avoir appris certaines choses, d'autres ont simplement apprécié l'approche choisie par les producteurs, alors qu'une partie de l'auditoire n'a pas participé à la discussion qui a suivi la projection, mais leurs applaudissements étaient bien révélateurs de leur appréciation!
Suite à l'activité, nous nous sommes rendus chez moi pour discuter un peu et dormir (ils se rendent aujourd'hui à Lachute puis à Ste-Hyacinthe, pour poursuivre leur tournée du Québec... ils avaient donc besoin de sommeil!). Petit-déjeûner agréable ce matin, ils sont par la suite partis pour se rendre où ils sont attendus et pour me laisser travailler à mes projets. Cliquez ici pour voir s'ils vous rendront visite bientôt... sinon, je crois qu'il est possible de les contacter pour les inviter à visiter votre région, si vous organisez une projection du film!
Pour finir, une photo de nous, sur laquelle je suis clairement très fatiguée:
24 février 2007
Peut-être... que certain-e-s ne seront pas content-e-s...
Sûrement, devrais-je même dire, que ce post ne plaira pas à toutes et tous et qu'il fera des mécontent-e-s. Soit. Ça porte sur le militantisme, c'est d'actualité et je n'ai pas trouvé de meilleur temps pour en parler - ok, j'avoue: ça fait longtemps que je l'ai sur la conscience. Et puis cet après-midi, j'ai décidé de prendre quelques minutes pour exposer mon avis sur la question.
Peta. People for Ethical Treatment of Animals est une organisation de lobbyistes, à la base étasunienne, qui a des ramifications un peu partout dans le monde, dont en France, en Angleterre, en Allemagne, en Inde... et ici même, au Canada et au Québec. Certes, ils font jaser, par leurs actions très choquantes. Ceux et celles d'entre vous qui ont visionné Meet Your Meat savent de quoi je parle. Ils choquent, c'est à mon avis la méthode qu'ils ont choisie pour convertir au végétarisme. Et je suis certaine que ça fonctionne, dans une certaine mesure. Les images sont toujours très graphiques, la musique est dramatique, le ton de voix de la personne qui explique le traitement réservé aux animaux est touchant... disons que leur méthode fait appel aux émotions, et pas à peu près.
Déjà, je ne suis pas confortable avec cette méthode employée. Je sais que pour plusieurs, la cause animale est une cause très émotive, qu'il est facile de tomber dans le "aimerais-tu subir le même traitement qu'eux?". Et n'allez pas croire que je suis insensible au traitement réservé aux animaux - tant à l'élevage que rendus à l'abatoire - c'est faux. Le sort réservé aux animaux est effectivement l'une des raisons qui m'a poussée au végétarisme. Mais pas la seule raison - je développerai sûrement un jour sur cette question. Et pas via la propagande de Peta. Disons seulement que j'aime mieux une discussion sur le végétarisme que le visionnement d'images atroces.
Mais là n'est pas l'objet principal de mon message d'aujourd'hui, parce que ce n'est pas ce qui a fait la manchette récemment. Enfin, pas exactement. Ce qui a fait la manchette, dernièrement, dans la région, peut se lire ici et là: en gros, le 22 février dernier, des militant-e-s de Peta se sont rendu-e-s à Ottawa pour protester contre la chasse aux phoques. De ces militant-e-s, seules des militantes se sont dévêtues et se sont allongées dans la neige, couvertes de faux sang. C'est toujours la tactique de Peta. Des images qui choquent. Surtout, des images de femmes qui auraient subies des violences - comme celles que subissent les animaux, les phoques dans le présent cas. En fait, je pense que je ne pourrais pas mieux dire que Nikki Craft: "Peta. Where only women are treated like meat". C'est peut-être vrai que les femmes portent généralement plus de fourrure que les hommes. Mais l'éthique ne dicterait-elle pas à Peta de ne pas employer des images de violence envers les femmes pour faire passer leur message? Parfois, des hommes sont couverts de sang dans les campagnes de Peta, mais c'est rare. Surtout, ce sont des femmes. Et ces images, elles frôlent la pornographie: regardez les positions de ces femmes, regardez aussi les fameuses campagnes "I'd rather go naked than wear fur", popularisées depuis le début des années 1990. Encore une fois, une très forte majorité de femmes. Dévêtues.
Je n'essaie pas de dire que les femmes ne devraient pas avoir le droit d'utiliser leur corps pour faire valoir leurs opinions. Ce que je déplore, c'est la façon dont d'autres se servent des corps de femmes pour faire valoir des opinions. Je suis tannée que les femmes, dans ces cas, soient encore employées comme de simples objets, permettant d'attirer l'attention sur un produit, soit la propagande de Peta, dans ce cas. Ce n'est en aucun cas mieux que les annonces de bières. Même, c'est pire, parce que les publicités de Peta font souvent appel à des images de femmes victimes de violence.
Personnellement, je ne ferai jamais l'éloge de Peta. Ni sur ce site, ni ailleurs. Même s'ils parviennent à convaincre beaucoup de gens à se joindre au végétarisme, même si ils font certaines actions qui donnent des résultats concrets. Ils sont sexistes. Et tout comme je suis opposée au spécisme, je suis opposée au sexisme. Voilà. Encore une fois, d'autres le formulent très bien: "(...) we view the exploitation of women and animals* as an expression of a common patriarchal worldview, which manifests itself in both sexism and speciesism."... Ça, c'est du site de l'organisation Feminists for Animal Rights.
Vous voulez lire un peu plus sur la question? Vous verrez que je ne suis pas la seule à m'insurger... Voici quelques suggestions, surtout en anglais, désolée.
- "Peta are Sexist and Pro-War!" de LZ IMC Hamilton, publié en mars 2002, sur le site du Centre pour les médias alternatifs du Québec;
- "Libération animale et images sexistes", publié sur le site de Vegan Révolution;
- "Peta. Where only women are treated like meat", de Nikki Craft, publié sur le site No Status Quo;
- ... si vous en voulez d'autres, c'est plein d'articles et de commentaires sur internet sur cette question. Faites une recherche "google" avec "Peta" et "sexisme" ou "sexiste", vous verrez bien.
30 janvier 2007
À vos agendas! 20 mars 2007
C'est peut-être moins nécessaires pour les végéta*ien-ne-s de ce monde, mais peut-être qu'on pourrait en parler à nos proches?
20.03.2007: JOURNÉE SANS VIANDE 2007
Ça se fait depuis longtemps aux États-Unis (23e édition!!), depuis moins longtemps ailleurs dans le monde, notamment dans plusieurs pays de la francophonie. Mais il est grand temps de répandre la nouvelle, d'encourager nos proches, nos voisin-e-s, nos ami-e-s, n'importe qui à prendre conscience de l'importance du végétarisme comme choix sociopolitico-alimentaire.
Vous voulez faire quelque chose?
En français, il existe ce site, Journées sans viande;
En anglais, et plus spécifiquement aux États-Unis, on parle du MeatOut, vous trouverez des informations en cliquant sur le nom ou encore ici.
Allez, les ressources sont nombreuses pour sensibiliser nos collègues humains au végétarisme. En visitant les liens donnés ci-haut, vous trouverez sans doute une affiche, une activité organisée ou une idée d'activité qui va vous inspirer.
Pour les gens de l'Outaouais, la section événements du site MeatOut parle d'une exposition qui devrait avoir lieu à Ottawa. Pour de plus amples informations, il faut contacter, via le site d'adresses hotmail.com, Jen, dont l'adresse débute par jenog.
Enfin, pour les membres du Forum de Réseau VG, on en parle ici.
Je n'ai pas encore tout à fait pensé à ce que je voulais faire... le 20 mars, c'est un mardi, c'est pas terrible (notez que les sites sur cette journée précisent bien que la journée peut se tenir la fin de semaine avant, après ou à une date près du 20 mars). Vous avez des actions de prévues? Pourquoi ne pas en discuter ici?







