J'y suis allée, aujourd'hui, avec l'un de mes amis: l'Ottawa Eco-Stewardship Fair.

Les exposants étaient nombreux, regroupés en cinq principales catégories: "Life Styles", "Food and Health", "Nature", "Building and Energy" et "Transport" et tous étaient très enthousiastes à nous expliquer quel était leur projet, les avantages de leurs produits, etc. Du côté des visiteurs, la place semblait assez occupée, certains kiosques attirant le regard plus que d'autres: jeunes et moins jeunes étaient effectivement au rendez-vous. Comme l'admission était gratuite et que des activités étaient organisées spécialement pour les enfants, je pense que plusieurs familles ont profité de la journée d'aujourd'hui pour aller voir ce qu'on y présentait.

Pour ma part, je suis parvenue à réaliser mes quelques objectifs: distribuer de la publicité pour le Réseau VG (publicité laissée au kiosque du National Capital Vegetarian Association), mieux connaître les ressources de la région et jaser avec les gens à certains kiosques (dont celui du Arbour Environmental Shoppe). J'étais notamment bien heureuse d'apprendre qu'il est possible, au Arbour Environmental Shoppe, d'amener nos propres contenant pour acheter des produits nettoyants et du savon à lessive (je sais que c'était possible dans quelques boutiques à Montréal, mais je n'avais jamais trouvé un endroit dans le coin où c'était possible!).

J'ai aussi ramassé de l'information sur quelques initiatives qui me semblaient intéressantes: "Ark EcoDelivery Service", une compagnie qui offre des services de livraison et de déménagement écologiques. Effectivement, tous leurs véhicules sont alimentés à l'aide de biodiésel! Les mecs au kiosques étaient bien sympathiques, mais il n'en demeure pas moins que tant et aussi longtemps que cette initiative ne gagnera pas en popularité, les services risquent de demeurer dispendieux: 55$ à 105$ plus taxes, dépendant du type de service demandé.

Un kiosque de la Ville d'Ottawa proposait beaucoup de littérature sur le compostage, initiative développée dans cette municipalité. J'ai ramassé un "Le compostage est si facile... et naturel": bien-sûr, je ne peux quand même pas composter sur mon balcon (je n'ai pas de cour), mais je me suis dit que lorsque la Ville de Gatineau aura réglé les questions et litiges sur les sites de compostage et qu'on sera aussi avancé qu'à Ottawa, il sera grand temps de m'y mettre!

Le Réseau canadien d'action sur les biotechnologies distribuait des cartes postales à envoyer au Premier Ministre Harper, visant à les forcer à interdire les semences terminator. Bien-sûr, je vais en signer une et la poster...

J'ai aussi ramassé un dépliant du Groupe de travail sur les dangers à la santé liés à l'usage de pesticides en milieu urbain de la Cité d'Ottawa, "Entretien non toxique des pelouses"... bon, je n'ai pas personnellement de pelouse, mais je crois qu'il serait important d'en parler à celles et ceux qui m'entourent.

J'ai appris qu'il y avait un "Art of Being Green Festival", en juillet, à Lanark Highlands (et j'ai aussi appris qu'il existait un tel endroit, Lanark Highlands). J'aimerais probablement beaucoup y faire un tour, du 14 au 15 juillet prochain. Il faudra voir où j'en serai à ce moment de ma vie, mais un truc est cool: on peut y faire du camping...

Sinon, bien parlons bouffe (parce qu'honnêtement, c'était la principale raison pour laquelle j'y suis allée!). J'ai obtenu le "Guide d'achat local alimentaire d'Ottawa" (comme l'été, je fais mes courses sur le Marché By, ce que vous avez su en lisant ce post), pour connaître les points de ventes d'aliments locaux frais, en visitant le kiosque d'Alimentation juste.

J'ai découvert La boîte verte d'Ottawa, un organisme qui regroupe les gens d'un quartier pour faire l'achat de produits - fruits et légumes - frais à petit prix. Non seulement manger mieux et frais devient-il plus accessible, mais en plus, cet organisme supporte l'agriculture locale, distribue à des points situés dans de nombreux quartiers d'Ottawa (donc souvent à distance de marche) et tente d'informer la communauté sur d'importantes questions reliées à l'alimentation.

Enfin, le National Capital Vegetarian Association ainsi que Ottawa Vegans and Vegetarians distribuaient des dépliants sur le végétarisme. De ce côté-là, rien de nouveau pour moi, mais je suis certaine que beaucoup d'information a été consultée et appréciée par les visiteurs. Je n'ai pas apprécié, personnellement, la distribution de matériel de PETA, comme je n'approuve pas les moyens d'action de ce groupe, mais j'ai bien aimé la distribution du document intitulé "Farmwatch Canada. The facts about our food: Eggs", produit par le Vancouver Humane Society et le World Society for the Protection of Animals.

J'aurais aimé rester un peu plus longtemps à la Foire, question de parler à des gens, d'échanger des idées, de découvrir plus de produits, mais, malheureusement, je n'avais pas tellement de temps pour ça. Si j'avais une principale critique à adresser à cet évènement, c'est (maintenant mon habitude) l'absence de services en français. Oui, on était à Ottawa, mais jusqu'aux dernières nouvelles, Ottawa était encore une ville bilingue (du moins, théoriquement). Certains kiosques offraient de la documentation en français et pouvaient nous répondre en français. La plupart nous abordaient uniquement en anglais et, pis encore, la programmation du Ottawa Eco-Stewardship Fair n'était pas traduite (ce qui est également le cas de l'ensemble de leur site internet). Aussi, un service de navettes organisées aurait permis d'éviter de s'y rendre en voiture... tout comme changer l'emplacement, afin qu'il soit davantage central.