Ça semble sûrement un peu étrange que je parle d'une coupe menstruelle dans un blog sur le végétarisme - ce n'est effectivement pas une recette - néanmoins, à mon avis, c'est tout à fait relié, parce que tous deux protègent l'environnement.

C'est en perdant mon temps en ce vendredi soir que je me suis dit que je devais vérifier une rumeur: le keeper que j'utilise est-il vraiment interdit par Santé Canada? C'est ce que quelques amies m'ont indiqué et ce qui m'a été confirmé par un vendeur au Arbour Environmental Shop. Pourtant je n'ai jamais rien trouvé sur le site de Santé Canada (ce n'est pas la première fois que je cherche l'info sur leur site et je ne crois pourtant pas être nulle en recherche internet...): si ça vous dit, je vous lance le défi... trouvez-nous l'information (mais on ne triche pas, c'est une recherche exclusivement internet, là, pas de coup de téléphone). Enfin, cette histoire n'est qu'une petite introduction au sujet que j'aimerais élaborer aujourd'hui: la coupe menstruelle.

Quand on parle menstruations, on en parle souvent de manière négative: le fameux symdrome prémenstruel, les crampes, l'inconfort, le dégoût, les dépenses... Mais les menstruations, ce n'est pas obligatoirement un calvaire. C'est vrai qu'en associant les menstruations au pire moment que nous, les femmes, passerons (et souvent en l'associant au pire moment que nous ferons passer à nos conjoints - ceci étant dit parce que les blagues sur les menstruations impliquent toujours des relations hétérosexuelles), les "industries de la menstruation" (pour reprendre l'expression utilisée par Jean-Philippe Pleau) roulent sur l'or. Des pilules contre ceci, des suppléments pour cela, des tampons, serviettes hygiéniques et sous-vêtements propres aux menstruations... Certainement, avec une utilisation variant entre 10 000 et 15 000 tampons (ou serviettes hygiéniques) par femme, du moins dans les pays occidentaux, il y a clairement des gens qui se mettent de l'argent plein les poches. Mais ça fait aussi beaucoup de déchets dans notre environnement (parce que ces produits, ils sont aussi souvent suremballés - j'ai même vu une annonce l'autre fois de serviettes hygiéniques qui étaient individuellement accompagnées de serviettes humides "pour qu'on se sente plus fraîches").

Ceci étant dit, nous ne sommes plus obligées de dépenser tout notre argent dans ces produits. Il existe depuis un bon moment des alternatives extraordinaires, économiques, pratiques, écologiques, sécuritaires... les produits réutilisables! Personnellement, dès que le sujet des menstruations arrive dans une conversation, je profite de l'occasion pour vanter les mérites de mon keeper. Ça permet aussi, à mon avis, de banaliser les menstruations, de faire en sorte qu'on arrête d'en parler comme étant une partie "sale" de la vie des femmes. Je ne développerai pas tellement sur les avantages et caractéristiques du keeper dans ce texte, comme j'aimerais vous inviter à explorer d'autres produits. Je vous invite encourage toutefois à visiter les liens qui peuplent mon texte.

Une alternative canadienne aux produits jetables est la DivaCup (qui, j'en suis persuadée, n'était pas approuvée par Santé Canada au moment où je me suis procuré mon keeper, mais semble maintenant - selon les rumeurs - la seule coupe menstruelle approuvée au Canada - allez savoir). Plusieurs amies l'utilisent (non seulement parce que c'est canadien, mais aussi parce que c'est en caoutchouc       médical de silicone contrairement au keeper qui est en latex).

D'autres alternatives qui existent sont les LunaPads - des serviettes hygiéniques réutilisables, qu'on a qu'à nettoyer! Enfin, une alternative avec laquelle je suis moins familière - mais qui vaut certainement la peine d'explorer - c'est les éponges de mer naturelles (quoique là, je ne suis pas convaincue au niveau de l'environnement... ce n'est peut-être pas le meilleur choix, malgré que ce soit réutilisable).

Plus tôt, je vous ai parlé des nombreux avantages que représentent ces produits. Pour l'environnement, ça semble évident: le fait que ces produits soient réutilisables engendre beaucoup moins de pollution (surtout qu'à 10 000-15 000 tampons ou serviettes hygiéniques par femme, en plus de tout l'emballage...). Pour le portefeuille, l'avantage est tout aussi clair: disons qu'on utilise en moyenne une boîte de tampons par mois. Le coût doit bien se situer entre 6.00$ et 8.00$ de nos jours, non? Bien on peut se procurer le DivaCup pour 39.50$ sur leur site! Et en plus, on s'en sert plusieurs années, alors on économise rapidement. Un autre avantage qui me semble important de mentionner est que les coupes menstruelles amènent les femmes qui les utilisent à se familiariser avec leur corps, leur cycle menstruel... et réduit aussi la "honte" associée aux menstruations (on commence à mieux comprendre de quoi il s'agit et en l'apprivoisant ainsi, la honte disparaît).

Pour en savoir plus:

DivaCup
Keeper
The Keeper: Reusable Menstrual Cup
LunaPads
La coupe menstruelle : une solution pleine de bon sens. Reportage de Jean-Philippe Pleau. (Macadam Tribus, Radio Canada, 2 septembre 2006)

Si on ne veut pas magasiner en ligne?
Je suis certaine que Arbour Environmental Shop (à Ottawa) vendent des DivaCup. Il y a aussi Maman Kangourou (à Gatineau, secteur Hull) qui en vendent (et si je me souviens bien, ces deux magasins vendent aussi des LunaPads)... Un coup de téléphone dans les boutiques écolos et santé de votre région vous permettra de savoir assez vite.
diva_cupkeeper